Numérique responsable, par l'ingénierie
Le code que nous écrivons consomme deux à trois fois moins d'énergie.
La sobriété logicielle comme choix d'ingénierie.
L'essentiel de nos solutions est écrit en Rust. À tâche de calcul égale, un programme Rust consomme environ deux fois moins d'énergie qu'un équivalent Java et près de trois fois moins qu'un équivalent C#.
Moins de cycles processeur veut dire moins de serveurs à alimenter, une facture d'infrastructure qui baisse et un matériel qui dure plus longtemps.
La même maîtrise technique qui garde vos données chez vous réduit aussi ce qu'elles coûtent à faire tourner.
Ce que disent les mesures
L'écoconception logicielle commence par l'interface, et se joue tout autant dans le langage qui exécute votre code. Deux études publiées et revues par les pairs classent les langages selon l'énergie consommée pour une même tâche, sur un même banc de tests. En prenant le langage C comme référence à 1,00, Rust se situe à 1,03, quand Java atteint 1,98 et C# 3,14.
| Langage | Énergie consommée (C = 1,00) |
|---|---|
| Rust | 1,03 |
| C | 1,00 |
| Java | 1,98 |
| C# | 3,14 |
Source : Pereira et al., Ranking programming languages by energy efficiency, Science of Computer Programming, 2021 (prolongement de l'étude SLE 2017).
La portée exacte de ces chiffres
Ces ratios portent sur des programmes de calcul, mesurés en laboratoire. Sur un système d'information complet, une part du temps se passe à attendre la base de données, le stockage ou le réseau, où le choix du langage pèse moins. Le langage reste donc un levier parmi l'architecture, les algorithmes et l'infrastructure. Nous l'intégrons dès la conception, en partant de vos charges réelles, plutôt que d'en faire une promesse universelle.
Ce que montrent les migrations réelles
Au-delà du laboratoire, des équipes d'ingénierie ont réécrit des composants critiques en Rust et publié leurs mesures. Sur la brique concernée, les gains de processeur et de mémoire confirment le classement académique.
Discord
En réécrivant un service au cœur de sa plateforme de Go vers Rust, Discord a supprimé les à-coups de latence liés au ramasse-miettes et obtenu une charge processeur plus basse et plus régulière.
Lire le retour d'expérience →Cloudflare
Sa passerelle Pingora, écrite en Rust, a remplacé la pile précédente en traitant la même charge sur environ un tiers du processeur et de la mémoire.
Lire le retour d'expérience →Tenable
En passant un composant de JavaScript à Rust, Tenable a mesuré environ 75 % de processeur et 95 % de mémoire en moins, à fonction équivalente.
Lire le retour d'expérience →Ces gains portent sur les composants réécrits, sous charge de calcul. Ils valident en production le classement observé en laboratoire, sans préjuger de l'économie sur un système d'information entier.
Moins d'énergie, moins de coûts
La sobriété numérique d'un logiciel se lit d'abord sur votre facture, avant de se lire sur un bilan carbone.
Moins de serveurs
Un service qui consomme moins de processeur et de mémoire tient sur des machines plus petites. Vous repoussez l'achat de capacité supplémentaire et vous densifiez ce que vous avez déjà.
Une facture cloud allégée
Sur une infrastructure facturée à l'usage, chaque cycle processeur économisé descend directement dans le coût mensuel. La sobriété technique devient une ligne de votre compte de résultat.
Un matériel qui dure
Un logiciel sobre fait tourner vos usages sur du matériel plus ancien. Vous allongez la durée de vie de vos serveurs et vous espacez les renouvellements, là où se cache l'essentiel de l'empreinte.
Le gaspillage est inscrit dans le système
Les plateformes d'intégration propriétaires héritées tournent souvent sur des piles techniques lourdes qui consomment en continu, même à vide, et enferment dans des licences que vous ne maîtrisez pas. La dépense d'énergie y est structurelle, indépendante de la qualité de votre DSI.
Une brique native et souveraine fait le même travail sur une fraction des ressources. La sobriété et l'indépendance avancent ensemble : vous reprenez la main sur votre stack, sur vos données et sur ce qu'elles coûtent à exploiter.
Nous l'appliquons d'abord à nos propres produits
Ce socle technique fait tourner Recapro, Hook0, France-Nuage et l'infrastructure de Natalia.
Ces produits tournent en production réelle, sous charge et auprès de vrais utilisateurs. Nous éprouvons ce choix technique sur nos propres ventures avant de le recommander à un client.
Questions fréquentes
Pourquoi codez-vous en Rust ?
Rust compile vers du binaire natif, sans machine virtuelle ni ramasse-miettes à faire tourner en permanence. Sur des traitements de calcul équivalents, il figure parmi les langages les plus sobres en énergie, à performance comparable au C. Ce socle nous donne aussi des logiciels rapides, à faible empreinte mémoire et sûrs en exécution, que nous maîtrisons de bout en bout.
Le numérique responsable, est-ce que ce n'est pas du greenwashing ?
Nous appuyons ce positionnement sur deux études revues par les pairs, dont nous affichons le périmètre et les limites. En énergie normalisée, le C servant de référence à 1,00, Rust se situe à 1,03 quand Java atteint 1,98 et C# 3,14. Un service écrit en Rust mobilise donc moins de serveurs pour la même charge de calcul, ce qui allège la facture d'infrastructure et l'empreinte associée.
Ce gain s'applique-t-il à tout mon système d'information ?
Pas mécaniquement. Les ratios mesurés portent sur des traitements gourmands en calcul. Sur un système d'information réel, une partie du temps se passe à attendre la base de données ou le réseau, où le langage compte moins. Il reste un levier parmi l'architecture, les algorithmes et l'infrastructure. Nous ciblons les composants où le gain est tangible plutôt que de promettre une économie universelle.
Faut-il tout réécrire en Rust pour en profiter ?
Non. Nous l'employons là où il rapporte le plus : briques d'intégration, traitements de données, services exposés en continu et couche technique de l'IA souveraine hébergée chez vous. Le reste de votre système d'information continue d'exister et nous nous y connectons.
Le RGESN concerne-t-il une PME ?
Le RGESN, référentiel général d'écoconception de services numériques piloté par l'ADEME et la DINUM, s'impose au secteur public et sert de cadre de référence au privé. Pour une PME il reste volontaire, mais il fournit une grille concrète pour réduire l'empreinte de vos services numériques. Notre approche, fondée sur une stack sobre et le choix du langage, va dans le même sens que ses bonnes pratiques.
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